Refonte du plan stratégique bio

Sur proposition du ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, le gouvernement wallon a approuvé le projet de révision à mi-parcours du plan stratégique pour le développement de l’agriculture biologique en Wallonie à l’horizon 2020.

En 2013, le gouvernement wallon se dotait d’un plan Stratégique bio qui fixait des objectifs d’évolution à l’horizon 2020, à savoir: 14 % de la surface agricole utile cultivés selon les règles du bio, 1.750 exploitations sous contrôle bio et 3 % du total des produits alimentaires achetés en bio.

A trois ans de l’échéance de ce plan, «l’objectif initial est réalisé à 60 % pour les surfaces, à 75 % pour le nombre d’exploitations et à plus de 90 % pour la part de marché en bio», se réjouit le ministre.

Sur base de cette progression, les objectifs de ce programme ont été revus à la hausse. «A la demande du secteur, le ministre René Collin a ainsi proposé au gouvernement wallon un projet de révision du plan pour coller davantage à la réalité du terrain. En effet, nous importons toujours des quantités importantes de ces produits, faute de productions locales. Des moyens complémentaires ont été débloqués pour atteindre, en 2020, les 18 % de la surface agricole utile, les 2.000 exploitations certifiées bio et les 6 % de part de marché des produits bio.»

Une approche ciblée

Un budget supplémentaire de 3 millions d’euros sera consacré à partir de 2018 aux acteurs de la mise en œuvre du plan: le CRA-W (et sa cellule transversale bio), Biowallonie, la SoCoPro, la DGO3 et l’APAQ-W.

Ce plan se décline en 20 actions, contre 30 précédemment, réparties à travers 5 axes: la recherche, le développement, l’encadrement, la formation et la promotion.

Voici quelques exemples d’actions concrètes:

–      Le CRA-W augmentera la surface de ses terres converties au bio pour mener à bien des recherches spécifiques aux grandes cultures et au maraichage;

–      La DGO3 lancera un appel à projets pour favoriser le développement de filières complètes en vue de pouvoir couvrir notre propre consommation et ainsi réduire les importations au profit du développement de l’économie locale;

–      Biowallonie va encadrer les agriculteurs conventionnels avant leur conversion au bio afin d’optimaliser leur potentiel d’évolution;

–      La SoCoPro va développer un volet ‘bio’ au sein de sa cellule d’information sur l’agriculture wallonne afin de communiquer de façon objective sur ses spécificités;

–      L’APAQ-W poursuivra ses missions de promotion du secteur bio auprès des consommateurs.

Source: cabinet du ministre Collin, le 21 décembre 2017

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