« C’est un bon système pour l’éleveur qui aime être avec ses vaches »

L’introduction de la traite automatique dans l’exploitation de la famille Vandevoordt s’est faite tout en souplesse. Les vaches s’y sont presque habituées plus vite que les exploitants. À l’avenir, Anita Vandevoordt espère installer un deuxième système de traite automatique qui rendrait le bâtiment de traite superflu.

Ce n’est pas de sitôt que vous croiserez l’éleveuse Anita Vandevoordt au champ sur son tracteur. Elle préfère se consacrer aux vaches et tout ce qui va avec. « Anita adore les vaches depuis son plus jeune âge », rapporte son père Paul. « Nous n’avons donc pas été surpris qu’elle veuille poursuivre l’élevage laitier dans notre exploitation. » La préférence d’Anita pour les vaches tombe bien puisque son frère Ronny est lui plus enclin à conduire le tracteur. Ronny travaille partiellement sur l’exploitation. Il se charge de tout le travail au champ et apporte aussi le fourrage pour les vaches.

Depuis décembre 2021, la moitié des vaches laitières environ est traite par un système de traite automatique (un Lely A5). Ce passage à la traite automatique partielle a été motivé par la charge de travail. « Nous avons un bâtiment de traite en tandem ouvert de deux fois trois », précise Anita. « La capacité de ce bâtiment est limitée et comme le troupeau de vaches laitières s’est agrandi au fil des ans, nous passions de plus en plus de temps à traire. Ces dernières années, la traite exigeait quatre heures par traite avec deux personnes – en général, ma mère Linda et moi-même. Cette charge de travail devenait trop lourde. »

Anita explique quel projet elle avait avec son frère et ses parents pour améliorer la situation. « Nous voulions construire un tout nouveau bâtiment avec deux systèmes de traite automatique et de la place pour un futur troisième système. Mais nos projets ont été stoppés net par « l’arrêt azote ».

Les exploitants ne voulaient pas attendre que les autorités autorisent à nouveau la construction de bâtiments. « Nous avons cherché une solution adaptée à la situation existante. C’est comme ça que nous avons forgé le projet d’investir dans un seul système de traite automatique pour réaliser ainsi une économie de travail tout de même considérable. »

Le système de traite automatique a été installé au bout du couloir d’alimentation, à l’endroit où les vaches traversent d’un côté à l’autre du bâtiment des logettes. « Le coût des travaux de transformation était ainsi limité, et nous pouvons facilement maintenir les vaches laitières en deux groupes. »

Pour nos exploitants, il était clair assez rapidement que le système de traite automatique devait être un Lely. Anita : « J’ai vu des systèmes de traite automatique de différentes marques à l’œuvre chez des collègues éleveurs. Nous sommes parvenus à la conclusion qu’un Lely A5 serait ce qui nous conviendrait le mieux. »

C’est avec satisfaction qu’Anita repense à la mise en service du système de traite automatique le 7 décembre 2021. Ce qui s’est passé alors était totalement inédit pour les techniciens de Lely présents ce jour-là. Anita avait attrapé la vache la plus docile par le collier et l’avait tranquillement menée dans le box de traite. Puis, la première traite avait tout simplement eu lieu. Et les autres vaches ne s’étaient pas fait prier pour se rendre l’une après l’autre au système de traite automatique. « Les techniciens nous ont raconté que dans la plupart des exploitations ça ne se passe pas aussi facilement et qu’on a souvent besoin la première fois de plusieurs personnes pour faire entrer une vache dans le box de traite », se rappelle Paul. « Ici, il a suffi de quelques encouragements d’Anita pour qu’elles y aillent d’elles-mêmes. Et ça allait encore mieux quand les techniciens gardaient leurs distances. » Anita ajoute : « Nos vaches sont très faciles à vivre. C’est parce que je suis souvent avec elles et que je m’en occupe beaucoup. Elles n’ont pas eu trop peur du système de traite automatique la première fois, sans doute parce que nous avons un système en tandem ouvert dans notre bâtiment de traite. Cela ressemble un peu au box de traite du robot, avec des grilles qui s’ouvrent et se ferment. »

Aujourd’hui, cela fait cinq mois que le système de traite automatique trait les vaches. Les exploitants en sont très satisfaits. Anita et sa mère doivent quand même encore traire elles-mêmes deux fois par jour. « La grande différence, c’est qu’aujourd’hui nous ne consacrons plus que deux heures à la traite. Et cela inclut toutes les tâches à exécuter pour le groupe du système de traite automatique. En général, ma mère commence dans le bâtiment de traite. Je me rends ensuite dans le groupe de vaches du robot et je me charge, entre autres, d’amener les vaches qui ne se sont pas présentées au box de traite depuis trop longtemps.

Vaches en première moitié de lactation

Le groupe de vaches du robot compte surtout des vaches en première moitié de lactation. « Pour nous, le système de traite automatique doit d’abord contribuer à une production laitière élevée et, pour que ça marche, le mieux est de l’utiliser pendant le pic de lactation. » Anita constate que la hausse de production laitière escomptée s’est bel et bien réalisée. « Pour le groupe du robot, nous enregistrons aujourd’hui une moyenne de 38 kg par vache et par jour. Pour le groupe du bâtiment de traite, nous sommes à 31 kg. Bien sûr on ne peut pas vraiment comparer les deux groupes parce que les vaches ne sont pas au même stade de lactation. »

Les vaches sont plus actives

Anita fait très attention aux performances de ses vaches et recherche constamment des possibilités d’amélioration en concertation avec des conseillers. « Nous avons par exemple un peu ajusté la ration de base que les vaches reçoivent au cornadis. Elle est maintenant un peu moins riche en fécule, ce qui fait que les vaches sont plus actives et se rendent plus fréquemment au robot. Nous sommes passés de 2,8 traites à 3,1 traites en moyenne. Bien entendu, cela va aussi de pair avec un repas appétissant pour les vaches. »

Après le vêlage, les vaches vont d’abord dans le groupe du bâtiment de traite. Quelques jours après, elles passent au robot. Les vaches dont le lait doit être maintenu à part à cause de l’utilisation d’antibiotiques retournent provisoirement au groupe du bâtiment de traite. Cela dit, cela s’est à peine produit ces derniers mois. « Nous essayons de nous organiser de manière à ce que le système de traite automatique puisse traire au maximum. Le fait de pouvoir nous rabattre sur le bâtiment de traite a aussi ses avantages. Nous avons par exemple quelques vaches avec un positionnement de trayon étroit qui est compliqué pour le robot. Celles-ci restent donc dans le groupe du bâtiment de traite. C’est le cas aussi des vaches difficiles à traire.

L’avenir

Le souhait de passer à la traite automatique pour toutes les vaches est toujours là. « Il y a des collègues éleveurs qui nous suggèrent déjà des emplacements pour ce fameux deuxième robot », dit Anita en riant. « Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. Notre fonctionnement actuel nous permet d’avancer comme ça pour un certain temps. Nous avons toujours en tête que le passage intégral à la traite automatique devra se faire avec un nouveau bâtiment de traite. »

Données de l’entreprise

La famille Vandevoordt a une exploitation laitière à Rummen, une section de commune dans le Brabant-flamand (Belgique). Paul et Linda Vandevoordt et leurs enfants Anita et Ronny élèvent 120 vaches laitières et 16 vaches allaitantes (Blanc bleu belge). Un système de traite automatique trait 58 vaches. Les autres vaches sont traites traditionnement deux fois par jour. La production laitière moyenne (305 jours) est de 10 270 kg avec 4,50 % de graisses et 3,69 % de protéines.

L’exploitation comprend 84,5 ha de terres. Outre de l’herbe et du maïs d’ensilage, les éleveurs cultivent de la luzerne, du blé et de l’épeautre.


Source – Lely

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