Céréales: teneur faible en mycotoxines en 2017

La teneur en mycotoxines de la récolte de céréales est très faible en 2017. C’est ce que révèle le contrôle ciblé que l’APFACA, (Association professionnelle des fabricants d’aliments composés pour animaux), réalise chaque année, afin de détecter la présence de mycotoxines dans les céréales immédiatement après la récolte.

Après la très mauvaise récolte l’année dernière, 2017 a marqué un retour à la normale pour les céréales, malgré un printemps sec. «Les conditions météorologiques exceptionnellement bonnes lors de l’ensemencement des céréales, la floraison ainsi que le processus de mûrissement ont plus que contribué à cette qualité convenable», lit-on dans un communiqué de l’APFACA.

Rappelons que les mycotoxines sont des toxines naturelles produites par des moisissures et sont présentes dans presque tous les types de céréales. Malgré les mesures de prévention déjà mises en place, ces toxines sont en général déjà présentes avant la récolte. Elles se développent au champ sur la plante et après la récolte au cours du stockage. Certaines conditions favorisent le développement de mycotoxines au champ: un climat humide, le choix variétal et le traitement du sol. «C’est pourquoi l’APFACA a intégré dans son plan sectoriel d’échantillonnage des analyses en vue de mesurer la teneur en mycotoxines dans les céréales, permettant de détecter d’éventuels problèmes à un stade précoce.»

Système Early Warning

Le Système Early Warning (EWS) est une initiative annuelle au sein du secteur, qui vient s’ajouter au plan sectoriel. L’objectif principal est de rassembler le plus rapidement possible des données après la récolte et de mettre les résultats d’analyses à la disposition des acheteurs de céréales. Grâce à la collaboration des membres de l’APFACA, de Synagra (Association professionnelle des négociants en céréales) et de l’ARMB (Association royale des meuniers belges), plus de 350 échantillons ont été prélevés et analysés immédiatement après la récolte 2017 de l’orge, du blé, de l’avoine, du triticale et de l’épeautre. «L’année dernière, deux échantillons sur trois montraient de petites traces de mycotoxines, et cette année, au moment de la récolte, c’était le cas pour 40 % des échantillons. De plus, les valeurs mesurées ne dépassaient jamais les limites de détection, ni les valeurs indicatives. Les résultats concordaient avec ceux de la récolte 2015», précise encore l’APFACA.

Source: APFACA, le 25 septembre 2017

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