Extension du pacage frontalier

La destination des bovins dans le pays voisin reste limitée à la commune frontalière dans ce pays. (photo Yves Meert)

La Belgique, les Pays-Bas et le grand-duché de Luxembourg ont décidé d’élargir les possibilités de pacage frontalier à tout agriculteur du Benelux. La destination des bovins dans le pays voisin reste cependant limitée à la commune frontalière dans ce pays.

Les pays du Benelux ont signé une décision qui actualise les règles existantes sur le pacage frontalier en les adaptant aux besoins sur le terrain. Le pâturage frontalier consiste à faire paître temporairement des bovins dans une prairie située de l’autre côté de la frontière. Ce cas de figure n’est pas rare dans les régions frontalières.

Jusqu’ici, seul l’agriculteur dont l’exploitation se trouvait elle-même dans une commune frontalière pouvait introduire une demande de pacage frontalier. Cette décision élargit donc les règles en vigueur.

Douze mois consécutifs

Désormais tout agriculteur du Benelux pourra introduire une demande de pacage frontalier. La destination des bovins dans le pays voisin reste cependant limitée à la commune frontalière dans ce pays.

«On travaillera également avec une demande par période de douze mois consécutifs et plus avec une demande par saison de pâturage (du 15 mars au 30 novembre). C’est un aspect important pour les agriculteurs qui envisagent un accroissement d’échelle et réalisent une croissance supplémentaire. Dans la recherche de croissance pour leurs activités, ils se heurtent souvent aux frontières physiques entre les pays. Sans ces accords entre les pays, les bovins ne peuvent pas traverser temporairement la frontière et une procédure administrative onéreuse est nécessaire pour tout déplacement transfrontalier», explique-t-on au cabinet du ministre fédéral de l’Agriculture Willy Borsus.

Ajoutons que cette adaptation relative aux bovins met en application les principes qui avaient été convenus en 2015 par ces trois pays pour le pacage frontalier des ovins et des caprins.

Source: communiqué du ministre Willy Borsus, le 8 mars 2017













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