Le poids des données dans l’optimalisation de la gestion du tarissement

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Les deux premiers articles de cette série consacrée à la santé mammaire, celui du professeur Bossaert (Université de Liège) et celui de la M-team (Université de Gand) ont principalement traité des conditions du tarissement sélectif. Deux questions majeures ont été posées: «Combien procéder dans la pratique?» et «Sur base de quelles données sélectionner les vaches qui entrent en ligne pour le tarissement sélectif?»

Comme il y a cependant des chausse-trappes lors du tarissement sélectif, comment s’assurer que la stratégie fonctionne dans votre exploitation. Et, plus généralement: comment cartographier la santé mammaire dans votre exploitation, et pas seulement le tarissement sélectif.

Le taux cellulaire comme base

Un des principaux outils de monitoring de la santé mammaire est indubitablement le taux cellulaire. Depuis la découverte du taux cellulaire comme indicateur de la santé mammaire chez les vaches et l’introduction de la détermination de ce taux cellulaire lors du contrôle laitier, cet outil demeure à ce jour une des techniques les plus utilisées, malgré la montée en puissance de méthodes plus modernes, comme le taux cellulaire différencié.

Les éleveurs se contentent encore trop souvent d’utiliser certains aperçus et listes standardisés. Or la force des données se trouve précisément dans la combinaison sur le long terme des données issues du contrôle laitier et ce afin de repérer des tendances.

Le taux cellulaire sur le long terme

Il faut commencer par cartographier le taux cellulaire moyen de votre exploitation sur le long terme. Votre exploitation affiche un taux cellulaire stable autour de 100.000 depuis des années ou repérez-vous des périodes au cours desquelles le taux cellulaire bondit, tant pour le lait de tank que lors du contrôle laitier?

La figure 1 montre deux exploitations dont l’évolution cellulaire montre un schéma différent. Pour l’exploitation au taux cellulaire BAS, en bleu, on voit qu’entre 2015 et 2020, le taux ne dépasse le seuil de 100.000 qu’à de rares reprises. En revanche, pour l’exploitation au taux ÉLEVÉ, en orange, on voit clairement un taux cellulaire qui augmente. La décision de tarir sélectivement ou non n’est peut-être pas directement basée sur ces données, mais il est manifeste que l’exploitation au taux cellulaire BAS maîtrise mieux la santé mammaire de son troupeau. Si la décision du tarissement sélectif avait été fondée sur le contrôle laitier de juin dernier, on n’aurait pas pu identifier de différence entre ces deux exploitations.

… Lire la suite de l’article dans le dernier no. de Lait & Elevage.

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Texte: Miel Hostens – Département Animaux d’élevage – Université d’Utrecht | Photos: Twan Wiermans

 

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