Quelques conseils pour prévenir le stress thermique chez vos vaches

Lely Sweden - Janne Hanson, Vallensgård, Ljustdal

Tout doucement, l’été fait son entrée. Cette saison est exigeante pour les vaches et certainement aussi pour l’éleveur. Comment veillez à ce que nos vaches ne subissent pas de stress thermique en période chaude et comment éviter les nuisances causées par les mouches ?

Garder la tête froide

Les vaches produisent beaucoup de chaleur pendant la rumination et la digestion du fourrage. Lorsqu’elles ne peuvent pas faire baisser la température, la production de lait risque d’en pâtir. Pour éviter cela, il est important d’avoir un bâtiment bien ventilé. Il est indispensable d’avoir de l’air frais en quantité suffisante, mais aussi suffisamment de flux d’air pour que les vaches puissent se rafraîchir. Lorsque les vaches ont du mal à faire baisser la température, le nombre de visites au robot de traite risque d’en pâtir. Nous recommandons donc de bien ventiler la salle de robot, pas seulement le bâtiment. Les vaches apprécieront de se rendre au robot et le nombre de traites restera de niveau. Un ventilateur dans la salle de robot permet non seulement d’inciter les vaches à s’y rendre, mais aussi de réduire les nuisances qu’elles subissent à cause des mouches. 

Stimuler l’absorption de fourrage

Il est important que vos vaches continuent de s’alimenter, certainement quand il fait chaud. Les vaches laitières ont naturellement tendance à absorber moins de fourrage lorsqu’elles ont trop chaud. Elles essaient ainsi de réguler la température de leur corps. La digestion demande de l’énergie et libère beaucoup de chaleur. Les vaches essaient de limiter ce réchauffement en mangeant moins. Une baisse de l’absorption de fourrage est préoccupante, non seulement parce que la production laitière peut en pâtir, mais aussi parce qu’elle peut entraîner une acidose du rumen. Lorsqu’une vache absorbe moins de fourrage grossier, le ratio concentré/fourrage grossier est déséquilibré, ce qui entraîne une baisse du pH du rumen. En outre, la vache va moins ruminer si elle absorbe moins de fourrage grossier. En ruminant suffisamment, une vache produit plus de salive, ce qui fait tampon au niveau du rumen et permet de lutter contre l’acidose ruminale.

Santé des pattes

S’agissant d’acidose ruminale, les pattes des vaches sont un bon indicateur. En effet, la survenance d’acidose du rumen a des conséquences sur la santé des pattes de la vache. Une conséquence directe en est la laminite. On la reconnaît à des ecchymoses aux pattes, souvent accompagnées d’une perte de densité de la corne. Comme c’est douloureux, la vache reste couchée, rechigne à se rendre au robot de traite, puis se rend encore moins souvent au cornadis. À titre de prévention, nous recommandons de constituer dès le début de l’été un stock de sécurité pour le fourrage. Cela évitera une baisse du pH du rumen et donc l’acidose ruminale. En outre, il est souhaitable de distribuer plus souvent au cours d’une journée. Le fourrage frais est alors plus fréquemment disponible et la vache est incitée à se rendre plus souvent au cornadis.

Vaches taries et reprise

S’agissant de stress thermique, les vaches taries sont parfois oubliées. Ce groupe est néanmoins tout aussi important. Une vache tarie produit plus de chaleur parce qu’elle reçoit généralement une ration de structure plus riche. D’autre part, elle a plus de mal à faire baisser la température à cause du veau qui grandit. Souvent, les conséquences en sont visibles immédiatement. Une étude a montré qu’une vache tarie absorbant moins de fourrage absorbe jusqu’à 6 kg de matière sèche en moins pendant la reprise après le vêlage. Cela a des conséquences irréversibles sur la production de lait et, à un stade ultérieur, sur la fertilité également. Ventiler suffisamment avec des ventilateurs et distribuer plus souvent du fourrage frais peut vous aider dans ce contexte.

Lutter contre les mouches

L’été, les nuisances liées aux mouches augmentent. Non seulement elles dérangent les vaches, mais les mouches peuvent aussi être à l’origine de mastites d’été, mammites, kératoconjonctivites infectieuses et diarrhées, entre autres. Les mouches les plus courantes dans le bâtiment sont la mouche domestique et la mouche d’écurie, cette dernière étant la plus pénible parce qu’elle pique et se nourrit de sang. Mieux vaut ne pas tarder pour lutter contre les mouches. Au printemps, on peut déjà commencer à s’attaquer aux larves dans les fosses à lisier. Grâce à une ventilation suffisante, les nuisances aux vaches peuvent être limitées dans le bâtiment et la salle de robot. En outre, l’utilisation de produits pour-on ou de marques auriculaires chez les vaches, peut aider à les réduire. Le recours à des parasitoïdes tôt dans la saison peut également contribuer à réduire les nuisances des mouches.

Mesures contre le stress thermique

  • Ventiler suffisamment, sans oublier la salle de robot et les vaches taries
  • Veillez à un accès à l’eau fraîche en quantité illimitée.
  • Faîtes paître les vaches aux moments les plus frais de la journée.
  • Procurez-leur du fourrage frais :
    • Distribuez plus souvent au cours d’une journée
    • Utilisez un inhibiteur d’échauffement
    • Veillez à une vitesse de distribution suffisante dans l’ensilage
  • Prévoyez un stock de sécurité pour le fourrage afin d’éviter l’acidose ruminale.
  • Dans les périodes chaudes prolongées, adaptez la ration et concentrez l’énergie.

Source – Lely

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