«Faire les choix pertinents pour notre exploitation en termes de durabilité et d’efficacité du travail»

Davyd Delporte (39 ans) exploite avec sa femme Joke, son père et leurs trois enfants une ferme laitière à Wijtschate (Flandre-Occidentale). Né dans cette ferme, son rêve a toujours été de s’épanouir dans l’élevage.

Malgré le rêve d’enfance de Davyd, ses parents estimaient important qu’il fasse d’abord des études avant d’éventuellement commencer dans l’exploitation. C’est ainsi que Davyd a d’abord travaillé à temps plein dans une firme d’aliments du bétail, une fonction dans laquelle il calculait fréquemment les rations du bétail laitier. Pour autant, son rêve d’enfance, il ne l’avait pas oublié. Il se réalisa en 2005 lorsqu’il reprit la ferme parentale avec son épouse Joke. Aujourd’hui, cette exploitation s’étend sur 115 hectares, elle détient 250 vaches et autant d’unités de jeune bétail.

La traite automatisée, un soulagement

«Nous avons fait la transition vers la traite robotisée parce que nous avions, dès le départ, l’ambition d’augmenter notre cheptel laitier. Initialement, nous avions envisagé d’accroître les heures de travail, un choix que nous avions lourdement sous-estimé. Le nombre croissant de vaches rendait la traite conventionnelle impossible, d’où la transition vers la traite automatisée,  ce qui a été un véritable soulagement», entame Davyd Delporte. «Le gain de temps grâce aux robots de traite a été considérable. Notre installation de traite précédente était sous-dimensionnée et les temps de traite atteignaient parfois les 3,5 heures. Actuellement, nous comptons 10 minutes pour la traite d’une vache. On imagine aisément l’énorme gain de temps. Le temps ainsi libéré, nous le consacrons aux vaches et à leur bien-être. Leur santé jouit d’une attention encore plus importante qu’autrefois.»

 

L’automatisation est essentielle

Pour assurer la continuité de cette exploitation, il était essentiel de s’inscrire dans une démarche de durabilité et d’automatisation. «Le retour sur investissement et les coûts financiers du projet sont difficiles à évaluer. Mais je suis conscient quant à l’avenir de l’élevage laitier et je suis absolument convaincu que les robots de traite rendent mon exploitation plus rentable. En effet, j’obtiens de meilleurs résultats, j’économise beaucoup sur le travail et mes vaches sont en meilleure santé. Bref, c’est un grand progrès que d’avoir des robots de traite», se réjouit Davyd.

 

Personnel versus traite automatisée

«Dans notre exploitation, il nous serait difficile de travailler avec du personnel et de sous-traiter certaines tâches. Nous préférons exercer nous-mêmes le contrôle sur ce qu’il y a à faire. Bref, le choix de l’automatisation s’est imposé presque naturellement. Il est particulièrement difficile de confier la traite à un membre du personnel extérieur puisqu’il faut être sur le pont 7 jours sur 7 pour la traite du matin et celle du soir, y compris le dimanche et les jours fériés. Ce rythme de travail, rares sont ceux qui l’accepteraient. Notre personnel, ce sont nos quatre robots de traite, qui tournent 24 heures sur 24, 365 jours par an sans jamais se plaindre! Il y a certes une alarme de temps à autre, mais nos robots ne sont pas syndiqués», sourit Davyd Delporte.

 

Le T4C fournit une quantité énorme de données

A l’avenir, l’objectif est d’exploiter encore davantage le potentiel du système de management T4C et d’obtenir un cheptel le plus uniforme possible. Davyd concède qu’il doit encore progresser en matière de génétique, mais qu’il y travaille d’arrache-pied. «Le T4C offre tant de possibilités que nous n’utilisons pas encore aujourd’hui. On apprend chemin faisant à utiliser plus efficacement le programme. La quantité de données que le programme fournit à propos des vaches est énorme et ces données sont très précieuses pour notre travail, nous en sommes bien conscients. Nous voyons aussi que certaines vaches ont un potentiel plus important, ce qui permet de mieux cerner leurs performances.»

 

Produire intelligemment

L’objectif poursuivi par notre éleveur est de produire intelligemment. Pour y parvenir, il faut faire les choix appropriés en matière de durabilité et d’efficacité du travail. «Notre exploitation doit tourner sans main-d’œuvre extérieure. Dans cette optique, la traite robotisée a été un choix judicieux pour une exploitation qui cherche à grandir, tout en se limitant au travail des membres de la famille.»

A côte de son activité dans l’exploitation familiale, Davyd travaille comme spécialiste en aliments du bétail sur base indépendante. Il se focalise en particulier sur le calcul des rations. Pour lui, ce travail constitue un défi supplémentaire lui permettant d’échanger ses propres expériences avec ses collègues éleveurs. Pour Davyd et Joke, la perspective de voir leurs enfants perpétuer leur exploitation les emballe, mais il ne veulent en aucun cas imposer leur choix à leurs enfants. Tout comme les parents de Davyd autrefois, ils souhaitent que leurs enfants découvrent aussi chose que l’élevage. Tant mieux si ces derniers décident plus tard de poursuivre dans la voie des parents.

L’exploitation laitière Delporte-Opsomer

David et Joke exploitent une ferme laitière de 115 ha à Wijtschate (Flandre-Occidentale) et détiennent 250 vaches laitières et autant d’unités de jeune bétail. Leurs trois enfants, Robin (14 ans), Mathias (12 ans) et Lize (8 ans) aiment donner un coup de main. 

David travaille aussi, sous statut d’indépendant, comme spécialiste en aliments du bétail. La production journalière moyenne atteint 35 litres, à 4,4 % de matière grasse et 3,5 % de protéine. Le taux cellulaire moyen est de 195. L’âge moyen des vaches s’élève à 4,01 ans. En 2018, la famille a entrepris la transition vers la traite automatisée en faisant l’acquisition de quatre robots de traite (Lely Astronaut A5). Outre ces quatre robots, l’exploitation fait confiance à d’autres équipements Lely, dont le racleur à lisier Discovery et le robot repousse-fourrage Juno.

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