Fedagrim réclame des garanties pour la pérennité de l’agriculture belge

Les premiers états généraux se sont terminés par un débat entre des représentants des autorités, du secteur agricole et de la distribution. (photo Franky De Letter).

 

Fedagrim, la fédération belge des constructeurs et importateurs de machines et équipements pour l’agriculture, l’horticulture, l’élevage et les espaces verts a plaidé, au cours de ses premiers états généraux, pour un ‘plan de garantie pour la préservation de l’agriculture belge’.

Au début de l’année, Fedagrim avait sondé les agriculteurs quant aux problèmes qu’ils éprouvent. A l’analyse des résultats, il s’avère que les agriculteurs se montrent pessimistes quant à la pérennité de l’agriculture en Belgique. De même, un certain nombre de fournisseurs se disent pessimistes quand ils évoquent la sauvegarde de l’agriculture chez nous.

La disparition de l’activité agricole dans nos contrées signifierait la perte de notre autonomie alimentaire. Aussi Fedagrim demande-t-elle que tout soit mis en œuvre pour garantit la survie des quelque 37.000 exploitations agricoles professionnelles que compte encore la Belgique.

Afin de trouver des solutions à cette question lancinante, les premiers états généraux de l’agriculture ont été organisés à Louvain-la-Neuve la semaine dernière. Dans son allocution de clôture, le président de Fedagrim, Johan Colpaert, a avancé deux grandes revendications:

1.   l’introduction de prix de base minimum pour les denrées alimentaires de base.

Johan Colpaert: «On dépense des millions d’euros pour l’expropriation de terres agricoles en vue de leur transformation en zones naturelles. C’est très bien, mais rien n’est prévu pour le maintien de la production alimentaire par nos agriculteurs. C’est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics la mise en place d‘un plan de garantie pour la préservation de l’agriculture.»

2.   l’application des mêmes règles et obligations pour toutes les exploitations agricoles en Europe.













Johan Colpaert: «Il y a deux poids, deux mesures. Nos hommes politiques doivent dénoncer cette situation au niveau européen. Ce n’est pas tant l’absence de frontières qui pose problème, mais le fait que tout le monde ne soit pas soumis aux mêmes contraintes.»

Fedagrim a par ailleurs annoncé un programme d’action qui débouchera sur les prochains états généraux en 2017.

Source: Communiqué de Fedagrim, le 21 octobre 2016

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