KWS entend remettre l’éleveur laitier aux manettes

Make the change: back in the driveseat!’, tel était le thème de la rencontre annuelle que KWS organise avec la presse,  un événement qui s’est tenu le mois dernier en digital. Dans la foulée de son approche de l’année dernière, le directeur de KWS Benelux, Jan Bakker, a continué à marteler qu’un producteur laitier qui gère son exploitation de façon rigoureuse doit pouvoir survivre à un prix du lait à 22 centimes le litre. Chaque producteur laitier devrait pouvoir réduire de 10 à 12 % ses coûts alimentaires.

 Y parvenir suppose de la part de l’agriculteur qu’il optimalise la formule de la ration et le choix variétal. Pour le fourrage, KWS propose le programme d’optimalisation Seed2Feed et pour le choix de la culture, l’entreprise semencière opte pour la recherche variétale transfrontalière Agro Transfer Seed.

Programme d’optimalisation et soutien

Seed2Feed a été développé en collaboration avec Farmdesk, fondé en 2018 avec la mission de développer un système que les agriculteurs puissent utiliser eux-mêmes pour suivre le cycle complet  allant de la culture au fourrage et inversement.

«Comment planifier au mieux la rotation culturale? Quels végétaux cultiver à côté des cultures traditionnelles? Quelle variété convient le mieux? Comment récolter le mieux: en tant que maïs ensilage ou MKS? Comment affourager plus à partir de ses propres productions fourragères? Tous ces éléments ont une grande influence sur les résultats économiques, la durabilité de l’agriculture et l’autonomie fourragère des exploitations», entame Jan Bakker.

Ce programme permet aux utilisateurs de planifier de façon optimale la rotation des cultures et de suivre l’évolution des coûts alimentaires ainsi que la production laitière journalière. Qui plus est, cet outil permet la gestion pratique des rations et un calcul et une planification de la composition des aliments sur une plus longue période. Pendant que cet outil donne un aperçu général, les conseillers de KWS donnent des recommandations personnelles en ligne au sujet de la rotation des cultures, des choix variétaux, des mesures culturales, de la récolte et de l’utilisation optimale des fourrages dans la ration. Dans cette démarche, l’accent est mis sur les exigences individuelles et les possibilités de l’exploitation laitière.

«Chaque éleveur pose ainsi les bases de la future composition de la ration fourragère de son troupeau, en disposant des données sur les rendements de ses propres cultures grâce à un choix variétal judicieux. Notre approche couvre le cycle complet allant de la semence à l’aliment. Je suis convaincu qu’il s’agit là d’une clef essentielle pour l’élevage laitier rentable et durable de demain», ajoute Jan Bakker.

 

Seed2Feed se focalise sur les exploitations laitières de nos régions. Pour découvrir comment ce programme et les conseillers de KWS peuvent vous aider, consultez www.kwsbenelux.com

 

Recherche variétale transfrontalière

Voilà des années que Jan Bakker critique les essais variétaux tels qu’ils sont menés chez nous. C’est pourquoi KWS a décidé l’année dernière de s’affilier à la plateforme Agro Transfer Seed, une structure qui mène des recherches variétales sur le maïs aux Pays-Bas depuis une vingtaine d’années. Ce programme a été initié à la fin des années 90 par un chercheur à la haute école Aeres à Dronten et a rejoint la structure Delphy en 2016. Depuis deux ans, les essais variétaux ont pris une dimension supplémentaire, en se faisant de manière transfrontalière. Depuis la saison 2020, Agro Transfer Seed opère également en Belgique.

 

«Il faut de la concurrence afin d’améliorer la qualité des essais et les chiffres des champs d’essai. Un réseau supplémentaire permet d’impulser plus rapidement de nouveaux thèmes intéressants», argumente Jan Bakker. «Le programme récolte le maïs uniquement comme maïs grain. Cette option s’enracine dans la certitude que l’importance économique et technico-alimentaire de la maïsiculture est déterminée en grande partie par le rendement en grain ou le rendement en amidon. Le rendement en grain et la maturité du grain peuvent être comparés plus simplement, plus exactement et de manière plus univoque que les résultats du maïs ensilage parce que le résultat des essais n’est pas déformé par l’élément qu’est le moment de récolte du maïs ensilage.

Sur les neuf sites d’essais dont dispose Agro Transfer Seed, trois sont situés en Belgique, à savoir à Perwez, Tournai et Lichtervelde.

«Pour la culture du maïs grain également, cette recherche met en lumière des possibilités inexplorées permettant de faire de l’optimalisation culturale grâce au choix variétal. Les frontières entre pays ne sont pas déterminantes pour la valeur des résultats. Les paramètres qui comptent sont la zone climatologique, le type de sol et les ressources du sol en eau. Tous les champs d’essai sont gérés de façon rigoureuse. Ils sont ensemencés sur une période très courte, lorsque la météo et le sol le permettent. Ces essais sont cultivés de la même manière que ne le fait le cultivateur normal sous le régime légal. Quant à la récolte, elle se fait au moment correct, lorsque le maïs est à maturité et quand la précocité réelle des variétés est encore à évaluer à partir de la teneur en matière sèche du grain et quand les caractéristiques agronomiques intéressantes pour le cultivateur sont encore à juger correctement», conclut Jan Bakker.

 

La structure Staphyt (www.staphyt.com) est garante du management des essais. Pour découvrir les résultats 2020, consultez www.agrotransferseed.com

 


Texte: FDL d’après KWS – Photo: Lieven Van den Berghe

 

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