L’industrie laitière reconnaît qu’il faut réduire la production

 

 «Malgré quelques lueurs d’espoir, un véritable rétablissement du marché laitier ne sera possible que si l’UE réduit temporairement la production laitière.» Ainsi s’exprime la Confédération belge de l’industrie laitière (CBL).

Le vendredi 10 juin, la CBL tenait son assemblée générale à Court- Saint-Etienne. A cette occasion, l’association professionnelle a souligné que l’embargo russe, le recul de la demande chinoise et la faiblesse de la demande dans les pays émergents entraînent une baisse de la demande. Simultanément, la fin des quotas dans l’UE provoque une hausse de la production. «La combinaison d’une forte hausse de l’offre et d’une baisse de la demande provoque un déséquilibre du marché», s’inquiète la CBL.

Ce constat n’empêche pas la CBL de faire preuve d’une certaine autosatisfaction: «Le secteur a investi suffisamment pour pouvoir transformer tout le lait livré. La production supplémentaire a été écoulée dans la fabrication de fromage (+22 %), de beurre, de boissons lactées et de produits laitiers frais. Le secteur laitier se focalise entièrement sur l’exportation et continue de croire à l’avenir de la production laitière dans notre pays.»

Aux yeux de la CBL, il y a cependant quelques lueurs d’espoir: «La production laitière a régressé en Amérique du Sud et en Océanie, tandis que les exportations vers la Chine reprennent vigueur. La consommation de produits laitiers augmente sensiblement aux Etats-Unis et les cotations pour le beurre remontent.»

«Pour autant, ces signaux fragiles ne sont pas assez vigoureux pour permettre un rétablissement en profondeur du marché laitier. Il faudra une réduction temporaire de la production dans l’UE avant de pouvoir parler d’une amélioration effective.»

www.bcz-cbl.be













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