« Plus de temps en famille et moins de stress »

Chez Ard et Fanny Looman, la vie de famille a connu un renouveau après l’introduction de la traite automatique sur l’exploitation. Ard a plus de tranquillité et profite du gain de temps pour être avec sa femme et ses enfants. Fanny participe davantage aux tâches maintenant qu’elle n’est plus seule ou presque à s’occuper des enfants.

La traite automatisée a transformé la famille Looman

« Depuis qu’il y a des systèmes de traite automatique sur le marché, je suis fasciné par la technique qui permet de traire les vaches sans la présence de l’éleveur », rapporte Ard Looman. Avec son épouse Fanny, il possède une exploitation laitière de 125 vaches à Zelhem (Gueldre). « J’ai envisagé pendant longtemps de passer de la traite traditionnelle aux robots de traite. Il m’a pourtant fallu des années avant de sauter le pas », précise-t-il. « Je voulais attendre le bon moment, mais ça a pris du temps. Il y avait toujours une raison pour retarder l’investissement dans la traite automatisée. » 

Pendant des années, Ard s’activait dans un bâtiment de traite en épi 2 x 6. Comme l’exploitation grandissait et le nombre de vaches augmentait progressivement, la traite durait de plus en plus longtemps. Et le bâtiment était saturé. Nos éleveurs ont alors élaboré des plans pour construire un nouveau bâtiment à côté. « À ce moment-là, nous avons bien sûr aussi réfléchi à la forme que prendrait la traite à l’avenir. On pourrait avoir des robots de traite, mais nous avons aussi pensé à un grand bâtiment de traite dans lequel 1 personne pourrait traire rapidement beaucoup de vaches. Cette option demanderait elle aussi un gros investissement et la charge physique du trayeur ne devrait pas être sous-estimée. Très rapidement, nous avons su que la traite automatisée serait le meilleur choix. » 

Il a fallu attendre 2019 pour que les Looman puissent réaliser le nouveau bâtiment. Le couple n’a toutefois pas attendu aussi longtemps pour passer à la traite automatique. Il s’est lancé en 2018 en installant dans le bâtiment existant deux systèmes de traite automatique Lely Astronaut A5.

Impossibilité temporaire de traire

Nos éleveurs ont pris la décision de commencer plus tôt avec la traite automatique après que Ard s’est retrouvé dans l’impossibilité temporaire de traire. « Je devais aller à l’hôpital pour une petite opération. J’y ai attrapé une infection et suis tombé sérieusement malade avec pour conséquence, entre autres, une lésion nerveuse. Il m’a fallu suivre un traitement en centre de rééducation pour guérir. Pendant cette période, la traite a été assurée par les services de remplacement. Les factures mentionnaient que 42 heures étaient nécessaires chaque semaine pour traire nos vaches. Ça m’a ouvert les yeux. J’ai compris que je faisais moi-même toutes ces heures normalement et que j’étais en fait bien trop occupé. À la fin de cette période où le remplaçant venait travailler à tarif maladie réduit, les coûts ont considérablement augmenté. J’ai commencé à me dire que je ferais mieux d’utiliser tout cet argent pour lancer la traite automatique plus tôt. »

C’est ainsi que la traite automatisée a fait son entrée chez les Looman au printemps 2018. Ard est satisfait de l’accompagnement de Lely avant même l’installation des systèmes de traite. « Étape par étape, la transition de la traite traditionnelle à la traite robotisée a été préparée pour qu’elle se fasse aussi souplement et tranquillement que possible. Dans cette situation, le moindre détail compte. Par exemple, la livraison précoce de nouveaux colliers pour les vaches. » 

La mise en service des systèmes de traite automatique a marché comme sur des roulettes. « La plupart des vaches se sont vite habituées. Nous avons remarqué qu’un grand nombre d’entre elles voyaient les robots comme une sorte d’attraction et y allaient souvent dans la journée. Nous avons vu aussi que la production de lait commençait déjà à augmenter fortement au bout de quelques jours. D’un coup, nous avions 1 000 litres de lait supplémentaire dans le tank. » Aujourd’hui, les systèmes de traite tournent depuis plusieurs années dans le nouveau bâtiment. Ard et Fanny sont toujours aussi enthousiastes, trouvant que la traite automatique sied si bien aux vaches laitières. « L’immense tranquillité qui règne dans le bâtiment tout au long de la journée est vraiment remarquable », commente Fanny. « Quand je vais nourrir les chevaux à 7 heures du matin, je remarque souvent combien les vaches sont calmes. »

Ard constate que les vaches se sentent bien et que cela profite à la production. « La production moyenne de lait a augmenté d’environ 2 500–3 000 kg par vache ces dernières années. Le nouveau bâtiment y a sans doute contribué lui aussi. Avec lui et la traite automatique, nous réussissons maintenant beaucoup mieux à exploiter nos vaches. Quand je vois combien de lait nous donnent parfois les génisses, et avec une grande facilité apparente, mon cœur d’éleveur bat plus vite. » 

Ard reconnaît qu’il a eu besoin d’un peu plus de temps que les vaches pour s’habituer à la traite automatique. « On cède une partie du contrôle qu’on a sur les vaches au système. Il faut pouvoir l’accepter. Pour moi, ça a pris un certain temps. À un moment donné, un représentant de Lely m’a dit : « tu dois fermer la porte du bâtiment le soir à 19 heures et n’y retourner que le lendemain matin. » Lorsque je me suis mis à suivre ce conseil, il s’est avéré que les vaches qui figuraient sur la liste d’attention pour être traites en avaient disparu le lendemain parce qu’elles s’étaient rendues au robot d’elles-mêmes. » 

Une autre vie de famille

Plus que les changements chez les vaches, la traite automatisée a eu un impact sur la vie de famille des Looman. « J’avais l’impression d’avoir subitement quatre à cinq heures de temps en plus par jour. Et d’un coup aussi, j’étais plus flexible avec la disparition des heures fixes de traite », se rappelle Ard.

« Les gens disent que je suis bien plus détendu » 

Ard Looman

Fanny décrit comment la vie de famille a changé pour elle et leurs trois enfants, Teije (13 ans), Myron (11 ans) et Jouke (8 ans) : « Avant, quand on s’absentait un dimanche par exemple, Ard commençait à s’agiter sur sa chaise vers cinq heures et à regarder l’heure. Il devait être de retour à la maison à six heures au plus tard. Aujourd’hui, c’est différent. Nous passons au bâtiment vers quatre heures et partons à cinq heures. Et le reste de la journée, nous n’avons plus à nous préoccuper de l’exploitation. » Depuis l’arrivée des robots de traite, Ard a non seulement davantage de temps, mais il se aussi mieux dans sa peau. Fanny : « Pendant des années, Ard était entièrement focalisé sur l’exploitation et l’obtention de résultats. Ça lui prenait presque tout son temps. Les enfants ne connaissaient que ça : papa était toujours derrière. » 

Ard reconnaît lui-même qu’il est moins sous tension. « Le stress n’est plus là. Les gens disent que je suis bien plus détendu. Et physiquement aussi, je suis plus en forme. Tant la famille que l’exploitation en profitent. Par le passé, j’avais le plein contrôle « derrière ». Et ça signifiait automatiquement que Fanny devait être devant. » 

Comme Ard a plus de temps pour sa famille, Fanny peut être associée davantage à l’exploitation. C’est bien opportun car le père d’Ard vieillit et passe moins de temps dans les bâtiments. « Ces deux dernières années, je me suis de plus en plus orientée sur les soins aux veaux et jeunes veaux », rapporte Fanny.

Ard : « Après coup, nous pensons que nous aurions dû passer à la traite automatisée plus tôt. 

Données de l’exploitation
Ard et Fanny Looman possèdent une exploitation laitière de 125 vaches et leurs jeunes veaux. Ils exploitent 50 ha de terres. La production de lait moyenne sur 305 jours est de 10 800 kg par vache.


Info – Lely.com

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