«Atténuer la volatilité des prix par la contractualisation, les systèmes d’assurance, les marchés à terme et la diversification»

Le prix du lait à la consommation est resté stable, alors que le prix payé au producteur a baissé de près de 20 % depuis l’automne dernier! (photo Twan Wiermans)

Lors de l’assemblée générale annuelle de la CBL du10 juin dernier, des représentants de l’Agrofront ont pu prendre la parole pour exprimer la position des associations professionnelles agricoles.

La position de l’Agrofront face à la crise laitière actuelle peut être résumée de la façon suivante:

«À l’avenir, il faudra donc discuter davantage encore tant au niveau des acheteurs privés que des coopératives, dans le respect des situations spécifiques, d’alternatives au système actuel. Nous pensons clairement à l’activation de la contractualisation, à la constitution de réserves financières, aux systèmes d’assurance, aux marchés à terme, à la diversification et à la création de plus de valeur ajoutée au niveau des laiteries, de telle manière que l’on puisse atténuer les effets de la volatilité des prix à l’avenir. Le commissaire européen Phil Hogan estime d’ailleurs que les initiatives doivent provenir de la chaîne elle-même.»

«Nous devons tous travailler ensemble à la recherche de vraies solutions qui puissent répondre de manière essentiellement structurelle à cette situation et qui reposent sur un respect et une confiance bien plus grande qu’actuellement entre les acheteurs que vous représentez et les producteurs que nous représentons.»

«La seule vraie solution à la surproduction de lait que nous connaissons aujourd’hui est la mise en œuvre de systèmes de régulation temporaires, qui permettaient de rétablir ce fameux équilibre qui reste aujourd’hui encore la clé d’une économie solide. Pour être réellement efficaces, ces systèmes doivent être mis en place dans d’autres États membres. En outre, il nous paraît essentiel de prévoir un financement européen pour de tels systèmes.»

«Le problème n’est pas simple et les intérêts divergent entre le niveau macroéconomique, où il serait nécessaire de réduire la production au  niveau mondial, et le niveau microéconomique individuel de chaque producteur qui produit davantage pour tenter de sauvegarder son revenu. Mais tout le monde dans la filière doit se rendre compte que la situation actuelle n’est plus viable pour personne à long terme. Se contenter d’attendre le retour d’une meilleure conjoncture et continuer à produire autant serait en tous cas catastrophique pour les producteurs laitiers. C’est avec vous que  nous voulons envoyer ce message aux producteurs. C’est ensemble que nous devons le faire aussi vers nos instances européennes respectives et vers nos collègues des autres Etats membres. Ensemble aussi vers nos ministres qui devront décider au prochain Conseil agricole des solutions concrètes et durables.»

«Encore une fois, la solution sera européenne ou ne sera pas. Mais si personne ne fait le premier pas, rien ne changera! Si l’on veut stopper l’hémorragie, il faut pourtant que nous le fassions, et que nous le fassions ensemble sans plus attendre! Cela relèvera de la confiance entre nous  pour l’avenir.»

Source: communiqué de presse de l’Agrofront du 10 juin 2016













 

 

 

 

 

 

 

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