Comment fonctionne le nouveau ‘robot aspirateur à lisier’ de Lely?

 

Un robot qui rassemble le lisier sur un sol plein et l’évacue vers un point de décharge. Voilà l’invention commercialisée par Lely en 2017. Le Lely Discovery 120 Collector offre ainsi une solution séduisante pour les étables à sol plein. Aujourd’hui, plus de 1.200 de ces robots aspirateurs autonomes sont opérationnels à travers le monde.

Les robots racleurs de lisier font partie des mœurs dans bon nombre d’exploitations d’élevage. Ils se déplacent tranquillement dans l’étable et garantissent un caillebotis propre. Pour les sols pleins cependant, il faut un système d’évacuation du lisier. Pour l’évacuation de ce lisier, on peut utiliser un racleur ou un chargeur, qui ont leurs défauts: des tas de lisier se forment devant le racleur et les vaches finissent par patauger dedans. On devine la suite: des pathologies des onglons, telle la maladie de Mortellaro, se répandent à travers l’étable. Par ailleurs, certaines pièces du racleur, notamment les chaînes, les roues dentées ou les pièces d’entraînement forment autant  d’obstacles, tant pour le bétail que pour l’éleveur. Bref, autant de motifs qui ont amené Lely à se pencher sur la construction d’un robot racleur pour les étables à sol plein, un projet qui allait accoucher du Lely Discovery 120 Collector.

Non pas repousser, mais aspirer

Les équipes de Lely se sont lancées dès 2010 dans le développement de ce robot révolutionnaire. Les robots à lisier Discovery 90 S et SW étaient déjà commercialisés depuis quelque temps pour les étables avec un sol à caillebottis. Le Collector doit beaucoup aux expériences acquises grâce aux premiers robots racleurs. Tout comme les Discovery 90 S et SW, le Collecteur est équipé d’une batterie de 12 volts. Il est entraîné par ses 2 roues et repose sur une lame à l’avant. La grande différence, c’est que le Collector ne se contente pas de repousser le lisier, il l’aspire dans sa cuve interne. Ce développement a demandé un principe complètement nouveau en matière d’évacuation du lisier dans l’élevage laitier. En 2013, les premiers tests ont été effectués sur le terrain. Aujourd’hui, 7 ans plus tard, le nombre de machines opérationnelles à travers le monde dépasse les 1.200 unités.

 

Nettoyer les sols pleins et les sols combinés

Pour une étable à sol combiné, en partie en caillebotis et en partie plein, le Collector constitue la solution idéale. Outre l’aspiration sur les parties pleines, le robot peut racler et nettoyer le caillebotis. Cette machine peut traiter différents couloirs dans son trajet et l’éleveur peut déterminer quand et quel trajet doit être parcouru par le robot. S’il y a par exemple des heures fixes pour la traite ou l’affouragement, le planning quotidien du Collector peut être adapté facilement grâce à un téléphone mobile. Le smartphone peut servir pour commander le lancement d’un trajet ou pour consulter les performances du robot. L’éleveur se connecte au robot via Bluetooth. Le robot se commande donc très facilement.

 

Pulvériser de l’eau pour une meilleure aspiration

Mais comment ce robot fonctionne-t-il? La partie avant du Collector est droite et repose sur une lame de 120 cm de large qui rassemble le lisier devant une bouche d’aspiration de plus petite dimension. Une pompe crée un vide qui permet l’aspiration du lisier. Un filtre situé dans la cuve empêche le reflux du lisier. Arrivé au bout de son circuit, le Collector se rend vers un point fixe pour y décharger le lisier et refaire le plein des réservoirs d’eau. Pour obtenir une aspiration efficace du lisier, le robot asperge de l’eau devant. De l’eau peut également être pulvérisée à l’arrière pour éviter que du lisier n’adhère à nouveau sur le sol. L’eau dont dispose le Collector se trouve dans deux sacs réservoirs qui sont logés dans la cuve interne. Autrement dit, au début de son trajet, le Collector avance avec ses deux réservoirs d’eau remplis et la cuve à lisier vide. A mesure que le robot avance, cette proportion s’inverse.

Facile à utiliser grâce à un logiciel intelligent

Tout comme les modèles Discovery 90 S et SW, le robot à lisier Collector utilise l’étable pour naviguer. Deux capteurs à ultrasons permettent de détecter les bordures des logettes, les poutres en bois ou encore les murs. Ces capteurs permettent d’intégrer les couloirs transversaux dans le parcours. Par ailleurs, cette machine utilise un gyroscope et les tours de roue pour suivre son circuit dans l’étable. Autrement dit, la combinaison de ces deux technologies permet l’utilisation du robot en faisant très peu d’adaptations à l’étable. Grâce au logiciel, le Collector enregistre les coordonnées, ce qui lui permet de reprendre son trajet s’il a dû l’interrompre, par exemple parce qu’une vache lui barrait la route. Pour avertir les animaux de son approche, le Collecteur émet de brefs sons, que les vaches apprennent très vite à reconnaître et donc à éviter le robot.

 

Geert-Jan van der Wal: «Un sol propre pour une meilleure santé des vaches

Geert-Jan van der Wal est un éleveur qui utilise le Lely Discovery Collector depuis un an. «Dans notre étable, il y a une aire de 6 mètres sur 10 devant les deux robots de traite. C’est un endroit où il n’est pas possible d’utiliser un racleur à lisier. L’alternative aurait été de creuser une fosse, mais cela aurait été beaucoup plus coûteux. Donc, le choix du robot à lisier s’imposait. Le Collector ne pousse pas le lisier vers l’avant, il l’aspire. Ce n’est donc pas seulement le sol qui est propre, les onglons des vaches le sont aussi, ce qui est important pour leur santé et leur bien-être», explique Geert-Jan. Voilà plus d’un an que l’aspirateur à lisier est opérationnel, à la plus grande satisfaction de l’éleveur. «Il s’agit d’une acquisition relativement bon marché pour une étable à sol plein et ce robot fonctionne efficacement. Une fois que les trajets idéaux ont été établis, il ne faut plus s’en occuper.»

 

Plus de calme et une meilleure santé des onglons

Le design innovant et les dimensions compactes du Collector lui permettent de nettoyer tous les endroits de l’étable. Grâce à sa partie avant carrée, il peut pénétrer dans les coins et son arrière arrondi lui permet de ressortir aisément. Qui plus est, la lame à l’avant étant plus large que le robot lui-même, cela évite que le vaches qui dépassent de leur logette soient touchées par le robot et dérangées dans leur rumination.

Les barrières de séparation et les abreuvoirs qui se trouvent à 65 cm de hauteur au minimum ne représentent en aucun cas un obstacle pour le robot. Souvent, un circuit séparé est programmé à proximité du cornadis, avec des intervalles plus long et ce pour éviter de déranger les animaux pendant qu’ils mangent. Cette configuration se traduit par davantage de calme et moins de dommages aux onglons que par exemple un racleur fixe.

 

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