Comment les éleveurs perçoivent-ils leur travail?

Amélie Turlot (CRA-W): «Le recours massif au bénévolat dans de nombreuses exploitations les fragilise à moyen terme.» (photo Yves Meert)

Le CRA-W (Centre wallon de recherches agronomiques) a mené, entre décembre 2015 et février 2016, une enquête portant sur la pression du travail ressentie par les éleveurs. Les résultats de ce travail sont analysés de façon détaillée dans l’édition de novembre du magazine Lait & Elevage (pp. 12-15).

L’objectif de cette enquête était de qualifier la perception des éleveurs vis-à-vis de leur travail et de connaître l’intérêt qu’ils portent à une démarche de conseil en organisation du travail. Cinq cent éleveurs ont répondu à l’enquête, soit 6 % des éleveurs wallons.

Deux grands enseignements ressortent de ce travail mené par Amélie Turlot:

–      32 % des éleveurs devraient, de manière urgente, améliorer leur situation relative à l’organisation du travail;

–      45 % des éleveurs ne peuvent continuer à travailler comme ils le font.

Autrement, plus de trois quarts des éleveurs sont en difficulté vis-à-vis du travail. «L’âge, la spéculation et le nombre de travailleurs n’influencent pas fortement les conclusions», observe Amélie Turlot qui ajoute que «seuls 50 % des éleveurs en difficulté manifestent le souhait  d’obtenir une aide pour améliorer leur situation.»

Les tâches qui pèsent le plus dans l’organisation du travail sont la réglementation et l’administratif (80 % des éleveurs) et la difficulté à libérer du temps. Ajoutons que la pénibilité physique devient également une préoccupation majeure à partir de 40 ans.

«Les résultats de la présente enquête soulignent l’utilité du réseau de conseillers ‘travail’ mis en place au travers du projet OTEl qui peut dorénavant aider les éleveurs à faire le point sur l’organisation du travail au sein de leur exploitation», ajoute la chercheuse du CRA-W.













Info: www.cra.wallonie.be/fr/les-projets/otel

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