« Le système est là, et maintenant, on en voit les résultats ! »

Efficacité, satisfaction au travail et confort des vaches : les trois éléments qui caractérisent l’étable de la famille Lubbersen à Holten, dans la province de l’Overijssel. Les éleveurs, en faisant le choix d’une étable à stabulation libre, d’un robot de traite automatique et d’une distribution automatique du fourrage, ont résolument pris le parti du confort des animaux et des hommes. Avec l’arrivée du système d’alimentation automatique Vector en 2015, l’exploitation laitière est parée pour l’avenir. Selon Wim Lubbersen, « Avec le robot de distribution d’aliment, nous économisons beaucoup de travail et gagnons en flexibilité, ce qui nous permet d’organiser le travail beaucoup plus efficacement. »

Wim et Els Lubbersen dirigent une ferme laitière de 190 vaches avec leurs enfants Kevin, Twan et Claudia. Toute la famille travaille dans l’exploitation. Kevin et Twan étudient actuellement à Dronten, mais rentrent volontiers à la maison le week-end pour aider à la ferme.

Innovante, l’étable de la famille Lubbersen est vraiment conçue pour la vache. L’étable est entièrement ouverte sur trois côtés, ce qui lui garantit un air toujours frais. L’étable actuelle a été construite en plusieurs fois, nous explique Wim. « En 2001, l’ancienne étable a été démolie et nous avons construit un grand toit. Nous avons aménagé progressivement l’intérieur de l’étable. » En 2011, les agriculteurs ont construit une vaste étable à stabulation libre pour les vaches plus âgées et taries, dans le but d’allonger leur durée de vie. « L’étable à stabulation libre est doté d’une litière recyclée à base de copeaux de bois », nous expose Wim.

« Dans cet espace, 60 vaches sont traites chaque jour avec un robot de traite Astronaut A3. Les 120 vaches dans l’étable à logettes sont traites avec deux robots de traite Astronaut A3. » Lubbersen est passé à la traite robotisée en 2008, avec pour motif principal de réduire la charge de travail. « Nos opportunités de croissance étaient plus importantes une fois la traite automatisée. La traite et la distribution d’alimentation sont des activités à forte intensité de main-d’œuvre », explique l’agriculteur. « C’est en automatisant ces tâches que l’on gagne le plus de temps. » Depuis l’arrivée des robots, l’exploitation est progressivement passée de 90 à 190 vaches.

« Comment apporter une alimentation adaptée avec précision ? »

Toujours ouverte aux critiques et aux idées nouvelles, la famille Lubbersen dirige une exploitation en constante évolution. En 2010, par exemple, les producteurs laitiers ont participé à un essai avec le bolus de pH, un capteur qui mesure le pH et la température dans la panse. « Cela nous a permis de mieux comprendre quelle est réellement la prise alimentaire de nos vaches », déclare Wim. « C’est ainsi que nous nous sommes demandé : comment fournir avec précision une alimentation adaptée ? Il s’agit de distribuer les aliments de manière constante et régulière. Nous, les humains, sommes au mieux de notre forme lorsque l’on mange à des horaires réguliers. C’est, a fortiori, le cas pour les vaches. » Pour l’éleveur, c’était la principale raison d’envisager la distribution automatique d’alimentation. Le robot Vector est rapidement entré en scène. « Ce qui nous a séduits, c’est surtout le résultat final à l’auge : une ration bien mélangée. Ce facteur, associé à un prix correct du système, et le fait qu’il soit facile à installer dans le hangar existant, constituait pour nous un important avantage. »

Des attentes largement dépassées

À l’été 2015, le système d’alimentation automatique a été mis en service dans l’exploitation de la famille Lubbersen, et ils ont très vite constaté la différence. « Le Vector repousse le fourrage à l’auge et continue de le distribuer même pendant la nuit – les vaches restent donc actives même de nuit. Elles sont attirées à l’auge pour se nourrir, puis elles se rendent au robot de traite », explique Kevin. « Ainsi, l’activité nocturne du robot de traite a grimpé en flèche depuis l’introduction du Vector. En outre, le nombre de visites au robot a atteint 3,1 traites par vache et par jour »

Pour la mise en service du Vector, les éleveurs se sont fixé des objectifs clairs.

« Nous avons établi pour objectif une augmentation totale de la production de lait de 40 000 litres », dit Lubbersen, « et l’on peut dire que cet objectif a été largement dépassé. » Avec l’arrivée du Vector, les éleveurs, en collaboration avec le fournisseur d’aliments, ont également procédé à quelques ajustements de la ration. « Avec la distribution automatique d’alimentation, cela a entraîné une augmentation de la production de lait de quelque 100 000 litres ! » déclare, ravi, Lubbersen. « La fertilité est elle aussi considérablement accrue, et nos frais vétérinaires ont dégringolé : ils sont passés de 0,89 € pour 100 kg de lait en 2015 à 0,67 €. »

Lorsqu’on lui demande quel est le principal avantage du robot d’alimentation, la famille Lubbersen cite la flexibilité. « Lorsque nous faisions manuellement la distribution de nourriture aux vaches avec une mélangeuse de 12 mètres cubes, il arrivait que l’on doive s’arrêter pour s’occuper d’une vache malade ou en train de vêler, et la distribution d’alimentation passait alors au second plan. Dans ces cas, on perd vite le rythme des distributions de nourriture », déclare Wim. « Maintenant, nous remplissons la cuisine d’alimentation trois fois par semaine et le Vector se débrouille pour le reste. Cela nous permet de nous consacrer à d’autres tâches importantes. En plus, l’exploitation peut continuer de tourner même en l’absence d’un des collaborateurs, car n’importe qui peut remplir la cuisine d’alimentation. »

Le plus gros gain chez les vaches taries

Lubbersen constate le plus gros gain avec le Vector chez les vaches taries. « Auparavant, on donnait souvent les restes aux vaches taries. Désormais, elles reçoivent une ration sur mesure plusieurs fois par jour. On ne remarque les résultats qu’après le vêlage », précise l’éleveur. « Nous constatons maintenant une grande différence en début de lactation. La teneur en protéines de la ration des vaches hors période de lactation est conforme aux attentes et c’est la garantie d’un colostrum de meilleure qualité. Cela se traduit par des veaux en bonne santé et résistants. »

En raison de la disponibilité constante d’aliments frais à l’auge, Lubbersen remarque que l’étable est plus calme. « Les vaches sont réparties à l’auge et chacune d’elle peut manger » Même les vaches dominées ont désormais assez à manger. « Le système est là, et maintenant, on en voit les résultats ! » Selon Lubbersen, le fumier est l’un des principaux indicateurs de rentabilité de l’exploitation. « Lorsque le fumier n’est pas de bonne qualité, c’est que l’efficacité alimentaire n’est pas bonne non plus. Nous tamisons régulièrement le fumier pour vérifier le bon fonctionnement du rumen des vaches. Si nécessaire, nous pouvons modifier la composition de la ration rapidement et facilement avec le Vector. »

 

Un système qu’il suffit de peaufiner

Le Vector a largement fait ses preuves dans la ferme familiale des Lubbersen. « Maintenant, nous cherchons à optimiser encore davantage l’exploitation : c’est-à-dire peaufiner les détails », dit Els. « Notre objectif est actuellement d’améliorer la gestion du fourrage. Pour cela, il est essentiel d’ensiler sans qu’il y ait d’échauffement, et de réaliser de beaux silos-tranchées. Dans ce domaine aussi, nous souhaitons passer très bientôt à la vitesse supérieure. »

Seul l’avenir nous dira si Kevin et Twan reprendront l’exploitation. À cet égard, leurs parents ne leur mettent aucune pression. « Si je reprends l’exploitation, je continuerai sur la même ligne. Faire tourner l’exploitation avec constance et anticiper les évolutions du secteur, car rester immobile, c’est reculer », conclut Kevin.

Informations sur l’exploitation

À Holten, Wim et Els Lubbersen, ainsi que leurs enfants Kevin (21 ans), Twan (21 ans) et Claudia (16 ans), dirigent une ferme laitière qui exploite 100 hectares de terres. Leur troupeau compte 190 vaches laitières, et ils élèvent également 85 jeunes bovins environ, à un autre endroit. La production moyenne annuelle glissante est de 10 034 kg de lait par vache et par an, qui affiche 4,29 % de matières grasses et 3,58 % de protéines. Le nombre de cellules somatiques est de 131. L’âge moyen des vaches est de 4,03 ans. L’indice d’efficacité alimentaire est de 1,5.

Source – Lely

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