Optimaliser la ration, c’est faire des choix

2020 restera dans les annales comme l’année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée. S’y est ajouté le coronavirus et un prix du lait qui reste bas. Bref, les tuiles se sont accumulées. Le producteur laitier se doit de faire des choix.

Dans de nombreuses exploitations laitières, les réserves fourragères sont limitées et la qualité des fourrages s’avère très disparate, que ce soit pour le préfané, mais aussi et surtout pour le maïs ensilage. Cet article décrit les possibilités d’une utilisation optimale des fourrages, dans le but de garantir la santé du troupeau et de comprimer les coûts alimentaires.

 

Ensilages de préfané secs

En raison de la sécheresse du printemps et de l’été, bon nombre d’ensilagesde préfané présentent des teneurs en matière sèche élevées (> 50 %). L’avantage d’une teneur élevée en matière sèche est la quantité: un mètre cube d’ensilage contient une quantité importante de fourrage. Par ailleurs, un préfané sec est lentement digestible et très sûr, sans risque d’acidose. Mais, lors du désilage, ces préfanés sont très sensibles à la fermentation et aux moisissures. En outre, lors du mélange dans une mélangeuse-distributrice, la matière végétale se réchauffe vite, surtout si l’on y ajoute
de l’eau.

La qualité d’un préfané sec peut varier fortement. Si l’herbe fauchée était de bonne qualité, qu’il y a un fanage trop marqué, un séchage rapide et un ensilage tardif, la qualité sera toujours bonne. Mais la protéine a tendance à se libérer lentement dans la panse de la vache, ainsi que l’énergie. Souvent, ces ensilages ont un taux de sucre élevé, ce qui les rend très appétents. L’ingérence est donc importante. En cas de ration mélangée, cela constitue un avantage, mais dans le cas d’un affouragement séparé, la sélection est forte. Ce type de préfané sec ne stimule pas la production
laitière, car le taux de lactose est faible. C’est pourquoi, au cours de la deuxième partie de la lactation, il y a une baisse de la persistance, avec un risque d’engraissement. Un préfané sec dope les taux de matière grasse et de protéine, avec parfois 5 % de matière grasse et 4 % de protéine, et une baisse de l’urée.

 

Maïs ensilage sec

Suite à la chaleur et la sécheresse extrêmes de l’été dernier, de nombreux maïs ensilage ont été desséchés, avec une formation d’épis décevante. En plus, la maturation a été trop rapide. On observe cependant des différences régionales notables en fonction du type de sol et de la possibilité d’irrigation. Les éleveurs ont été nombreux à être surpris fin août-début septembre par la maturation très avancée de leur maïs. Conséquence: de nombreux maïs ont été récoltés trop secs. Les premiers résultats des analyses d’ensilages ont montré 40-45 % de matière sèche et une teneur en amidon autour de 350 grammes par kg. Là aussi, on a affaire à …

Lire la suite de l’article … Prennez dès aujourd’hui un abonnement au magazine “Lait & Élevage”











 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *