Le tarissement sélectif s’impose comme la nouvelle norme

Le tarissement sélectif consiste à ne tarir que les vaches ayant une infection de la mamelle à la fin de la lactation au moyen d’antibiotiques à action longue et d’obturateurs de trayons internes ou externes. Les vaches qui ne présentent pas d’infection mammaire n’ont pas besoin d’antibiotiques. Dans l’approche sélective, on les protège avec des obturateurs de trayons (et un management optimal) contre le surgissement de nouvelles infections pendant le tarissement.

Des vaches indemnes d’infection qu’on tarirait au moyen d’antibiotiques, cela équivaut à un usage préventif, ce qui n’est plus autorisé depuis l’entrée en vigueur le 28 janvier dernier du règlement européen sur les médicaments vétérinaires. Ce texte interdit l’usage préventif d’antibiotiques en médecine vétérinaire et donc le tarissement systématique de toutes les vaches avec des antibiotiques.

La voie du tarissement sélectif s’impose donc comme la nouvelle norme. Cette approche est d’ailleurs la façon la plus efficace de réduire le recours aux antibiotiques dans les fermes laitières. Quatre étapes simples permettent de mettre en évidence la manière de réussir le tarissement sélectif.

Etape n°1 – Evaluer les résultats d’exploitation

Un tarissement sélectif réussi suppose d’abord une bonne santé mammaire au niveau de l’exploitation. D’après les recommandations faites par l’AMCRA (Centre de connaissances sur l’utilisation des antibiotiques et de l’antibiorésistance chez les animaux) en 2021, seules les exploitations dont le taux cellulaire du lait de tank est inférieur à 250.000 cellules/ml au cours de 4 des 6 derniers mois et en l’absence de Streptococcus agalacticiae entrent en considération pour la mise en place d’un tarissement sélectif. Les exploitations qui ne satisfont pas (encore) à ces conditions doivent tout mettre en œuvre pour y parvenir afin d’éviter des problèmes ultérieurs dans le cadre de la transition vers le tarissement sélectif. Pour les exploitations qui participent au contrôle laitier, le suivi des résultats de la santé mammaire est évidemment grandement facilité, ce qui constitue un avantage non négligeable pour l’éleveur.

Etape n°2 – Avoir une vision précise de la gestion de la mammite La gestion de la mammite aujourd’hui détermine la santé mammaire de demain. Même si ….

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Texte et illustration: Sofie Piepers – M-teamUGent & MEX













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