L’EMB plaide pour un secteur laitier durable

(photo T. Wiermans)

A l’occasion de la Journée mondiale du lait du 1er juin dernier, l’EMB (European Milk Board) a plaidé pour un secteur laitier équitable et socialement et écologiquement durable. 

Pour l’EMB, le secteur laitier est équitable si le lait se vend à un prix rémunérateur pour le producteur. Quant à son caractère socialement et écologiquement durable, il se vérifie «quand les agriculteurs emploient des modes de production d’intérêt écologique, dont les coûts plus élevés sont couverts par les prix – ces surcoûts ne sont donc pas supportés par les producteurs», précise l’EMB dans un communiqué. Le président de l’EMB, Erwin Schöpges, estime que ces conditions peuvent être réalisées s’il y a une réelle volonté sociétale et politique.

Pour le secteur laitier, les mesures doivent s’articler autour de quatre axes, le premier étant de viser une production équilibrée, ce qui implique que soit mis fin à la course à la surproduction.

Ensuite, il s’agit d’obtenir que le prix minimum couvre les coûts de production de l’éleveur, autrement dit, passer de la production à perte à des prix rémunérateurs. «Tout ce qui entre dans la production – y compris le travail des agriculteurs – doit être couvert par le prix payé par litre de lait.»

Troisièmement, il s’agit, pour l’EMB, de se doter d’une arme efficace de résistance aux crises, qui se sont succédé au cours de la dernière décennie: 2008-2009, 2012, 2016-2017 et maintenant 2020. Or le PRM (Programme de responsabilisation du marché) s’avère un mécanisme performant. Rappelons que le PRM repose sur la réduction de la production, dont l’élément-clef est l’indemnisation pour les volumes non produits. Ce mécanisme avait été enclenché en 2016 et avait fait ses preuves à cette occasion.

Quatrièmement: la production doit être écologiquement durable, un facteur auquel le citoyen-consommateur est de plus en plus sensible. Mais les coûts que cela entraîne doivent évidemment être répercutés dans le prix payé au producteur.

Enfin, l’EMB demande davantage de respect pour la filière lait dans les pays en développement: «Si l’Europe réduit notablement sa production grâce à un cadre raisonnable, nous n’inonderons plus les marchés de pays en voie de développement de produits à bas prix en provenance de l’UE.»

Source: EMB, le 29 mai 2020













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