Travailler en partenariat avec d’autres agriculteurs (1) | Vidéo

Réduire sa charge de travail et améliorer sa qualité de vie. C’est un défi pour chaque agriculteur. Cowforme a visité trois exploitations laitières pour découvrir comment elles y parviennent.

Christophe Destombes, habitant à Quesnoy-sur-Deûle en France, opte pour des partenariats avec d’autres agriculteurs locaux. Cela lui permet de répartir le travail, les investissements et les risques. Grâce à une bonne organisation du travail, Christophe et les autres partenaires ont plus de temps libre. Écoutez son histoire dans ce reportage vidéo.

L’exploitation Destombes a trois partenariats importants:

  • Organisation de la production laitière > Société Civile Laitière
  • Matériel agricole partagé > CUMA
  • Vente en circuit court dans un magasin local > Coopérative Panier Vert 

Société Civile Laitière

La ferme de Christophe compte 130 vaches laitières et quelques bovins viande. Avec ses deux enfants et un partenaire extérieur, il dirige une SCL ou Société Civile Laitière. Tout ce qui est lié à la production de lait fait partie du partenariat : vaches, étables, silos, achat de pulpe, frais vétérinaires, etc.  
 

 
Partage de matériel

En outre, Christophe coopère également avec d’autres exploitations par le biais d’une CUMA. Dans la coopérative d’utilisation de matériel agricole, les tracteurs, les machines et les outils sont partagés avec une quarantaine d’agriculteurs. L’achat groupé permet aux agriculteurs de travailler avec les équipements les plus récents et limite les travaux physiquement exigeants. Les tracteurs, par exemple, sont renouvelés tous les cinq ans.
Deux salariés sont employés pour entretenir les équipements, effectuer des réparations et réaliser des travaux pour les membres. À la ferme Destombes, par exemple, un chauffeur régulier vient tous les jours nourrir les vaches avec une mélangeuse. 

 Magasin communautaire Le Panier Vert 

Le magasin local Le Panier Vert est également une coopérative où travaillent ensemble une trentaine d’agriculteurs locaux. Pour éviter la concurrence interne, chaque produit vendu, comme les légumes, le fromage ou la viande, est fourni par un seul agriculteur. Les agriculteurs participants aident aussi au magasin ; le nombre d’heures à réaliser est calculé en fonction du chiffre d’affaires. Il y a également un atelier où les produits sont transformés pour élargir la gamme dans le magasin (en produits préparés) : comme par exemple, les tomates transformées en sauce.  

Travailler en collectif, c’est…

Cette vision du travail en collectif et cette quantité de coopératives sont peu développées en Belgique. Il existe donc encore quelques possibilités d’alléger le travail et les risques des producteurs laitiers belges.  Coopérer avec d’autres agriculteurs signifie que vous.. :

  • Concluez des accords clairs qui satisfont tout le monde,
  • Communiquez clairement. Cela peut se faire avec des outils tels qu’un panneau d’information près des veaux, dans la salle de traite et dans l’étable avec les génisses et les vaches taries, un agenda partagé, un espace bureau dans les bâtiments de la ferme… ,
  • Savez comment travailler ensemble et faire des compromis. Une bonne répartition des tâches et un bon leadership sont importants,
  • Établissez des règles de travail que tout le monde connaît et respecte,
  • Avez une vision et des objectifs communs, et avez un ou plusieurs projets communs pour renforcer la coopération et l’esprit de groupe.  

La ferme laitière de Gauthier Bossutsera sera présentée la semaine prochaine. Il nous expliquera pourquoi il a investi dans l’automatisation et l’ergonomie pour une meilleure qualité de vie.














Info – cowforme.eu & cra.wallonie.be

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.