Tuberculose bovine: exit la tuberculination obligatoire

Un monitoring permanent se fera grâce à un screening annuel d’un tiers des troupeaux bovins, effectué au moyen du test Elisa sur des échantillons sanguins prélevés dans le cadre du suivi de l’IBR. (photo T. Wiermans)

Le groupe de travail sur la tuberculose, organisé par la direction Santé animale de l’AFSCA, est parvenu à un accord sur les principes du futur plan de lutte et de surveillance de la tuberculose bovine. Au SPF Santé publique désormais de traduire cette nouvelle approche dans un arrêté royal dont l’entrée en vigueur est prévue pour l’hiver 2018-2019. 

Le Belgique est reconnue officiellement indemne de tuberculose par la Commission européenne depuis 2003. L’apparition fortuite de l’un ou l’autre foyer ne remet pas en cause ce statut, étant donné le nombre négligeable de cas et les mesures mises en œuvre pour les combattre.

Ceci dit, il s’avère que l’approche actuelle en matière de tuberculose ne correspond plus à la réalité scientifique et pratique. C’est pourquoi un groupe de travail avait été mis en place fin 2016. Le 28 avril dernier, ce groupe de travail avait dégagé un accord sur cette nouvelle approche. Les analyses sanguines et la proportionnalité des mesures en cas de suspicion forment le socle de ce plan. La tuberculination n’a pas été retenue.

La semaine dernière, l’AFSCA a détaillé ces principes dans un communiqué.

1.   Un monitoring permanent: un screening annuel d’un tiers des troupeaux bovins, effectué au moyen du test Elisa et ce, sur des échantillons sanguins prélevés dans la cadre du suivi de l’IBR. Tous les 3 ans, l’ensemble des troupeaux sera donc testé.

2.   Suspicions, exploitations de contact (première année): prise d’échantillons sanguins et recours à des examens de laboratoire plus performants et rapides, à savoir le test Elisa et le test interféron gamma (IFN). Ces tests remplaceront l’actuel test intradermique.

3.   La tuberculination ID actuelle ne sera plus obligatoire, mais le prélèvement volontaire d’échantillons sanguins est encouragé. Notez que l’examen à l’achat, imposé par la loi sur l’IBR, reste obligatoire.

4.   Une détection plus efficace à l’abattoir: l’accent sera mis sur l’expertise à l’abattoir, dans le but de prélever davantage d’échantillons en cas de lésions suspectes et de les analyser, sans blocage systématique de l’exploitation d’où provient le bovin. Sauf dans des cas exceptionnels ou de forte suspicion, les mesures au niveau de l’exploitation ne seront prises que si le résultat final des examens confirme la présence de la tuberculose.













5.   L’examen obligatoire à l’achat de bovins dans des pays à risque est maintenu, ainsi que le suivi de ces bovins pendant les 3 années suivantes. Ici aussi, les nouveaux tests sanguins seront utilisés.

6.   Le suivi des exploitations en contact avec des foyers pendant 5 années successives est maintenu. Ici aussi, on utilisera le test Elisa.

Les coûts de ce futur plan seront pris en charge par le Fonds sanitaire.

Source: AFSCA – Direction Santé animale

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