Votre étable est-elle visible sur un site internet russe?

La digitalisation est devenu le mot d’ordre de ces dernières années. Tous les secteurs d’activité sont incités à se digitaliser davantage, y compris l’agriculture. Dans son plan de relance post-covid, l’Europe se focalise la durabilité et, bien sûr, la digitalisation. Seulement, la numérisation n’a pas que des avantages, elle peut être une menace. Le défi majeur est la sécurisation des réseaux et des applications numériques.

Ne pas se montrer extrêmement vigilant en matière de cybersécurité, c’est s’exposer au risque de voir son exploitation mise à nu, par exemple sur un site internet russe.

Ma propre faute?

Des chercheurs de l’université finlandaise d’Aalto ont épluché la numérisation et la cybersécurité dans six exploitations laitières finlandaises (de 50 à 300 vaches). Leurs constatations et conclusions ont été publiées par ScienceDirect.

Il ne s’agit certes pas d’une étude statistiquement représentative, mais elle a le mérite de mettre le doigt sur un certain nombre de failles possibles. Dans les exploitations agricoles, la cybersécurité est trop peu prise au sérieux, le plus souvent parce que l’agriculteur ignore l’ensemble des réseaux, des connexions et des appareils présents dans son exploitation. Les actions et mesures préventives sont trop souvent négligées. De plus en plus, certains équipements font partie d’un réseau numérique, notamment les ventilateurs, l’approvisionnement en eau ou

même les installations de traite. Une sécurisation défaillante de ces systèmes peut donc s’avérer très dangereuse.

Dans les six exploitations décortiquées par les chercheurs, des problèmes ont été identifiés pour l’équipement du réseau, la topologie du réseau, la protection contre les logiciels malveillants, la protection des terminaux (ordinateurs, téléphones mobiles et autres) et la disponibilité des caméras de surveillance. L’étude à montré que les solutions mises en œuvre relèvent plus de l’équipement domestique convenant à un usage privé, mais totalement insuffisant pour une utilisation réellement professionnelle.

La plupart des appareils se situaient à un niveau standard de fonctionnalités et le mot de passe, lorsqu’il y en avait un, n’était jamais mis à jour. Une seule des six exploitations était dotée d’un pare-feu, qui avait été proposé par l’installateur du robot de traite.

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Texte et photos: Hilde De Wachter

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