Le bien-être animal, au centre des préoccupations des éleveurs et des chercheurs wallons

Du 27 au 29 avril aura lieu à Namur un congrès international auquel prendront part une centaine de scientifiques de haut vol venus des quatre coins du monde : le Dair’Innov Congress.

Objectif ?

Echanger sur les dernières innovations permettant d’améliorer le bien-être des vaches laitières ainsi que la durabilité des fermes. A la veille de ce congrès international, Elevéo (awé groupe), le Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W) et Gembloux Agro-Bio Tech, partenaires wallons du projet Interreg NWE HappyMoo, ont fait le point sur le bien-être animal et ses avancées, mais aussi sur l’utilisation d’une technique novatrice pour mesurer le bien-être des vaches laitières.

Depuis de nombreuses années, le bien-être des animaux d’élevage et des vaches laitières fait partie des préoccupations citoyennes. Ce que l’on sait moins, c’est que les éleveurs, en collaboration avec les chercheurs, essaient de trouver de nouvelles manières de mesurer et améliorer le bien-être de leurs animaux. Cet intérêt pour le bien-être animal n’est pas nouveau et une amélioration du bien-être apporte de nombreux avantages aux éleveurs. Être capable de mesurer le bien-être et l’objectiver est donc capital pour l’éleveur, afin d’anticiper et résoudre des problèmes que les animaux pourraient développer, mais aussi pour le grand public, pour qu’il puisse se rendre compte de l’état réel de bien-être des animaux.

Actuellement, des protocoles d’évaluation du bien-être existent mais posent différents problèmes : le temps nécessaire à leur mise en œuvre, le fait qu’ils soient ponctuels et qu’ils ne s’intéressent qu’au bien-être du troupeau plutôt qu’à celui de la vache. Des solutions alternatives voient le jour, comme des colliers capteurs autour du cou des animaux permettant d’avoir une finesse de suivi à l’échelle individuelle et d’y associer des alertes sur la santé. Cependant, ces solutions restent coûteuses et ne permettent pas à toutes les fermes de s’en équiper.

Une solution pour pallier ce problème est d’utiliser l’analyse de routine du lait afin de déterminer des paramètres liés à la santé des animaux.

Pratiquement, comment cela se passe ? La spectrométrie moyen infrarouge (MIR) est une technologie déjà utilisée depuis de nombreuses années pour l’analyse de la qualité et de la composition du lait dans le cadre du contrôle laitier mensuel sur toutes les vaches. C’est donc une technologie disponible, fiable, mais sous-utilisée. Ainsi, des échantillons de lait sont potentiellement disponibles lors de chaque traite. Leur prélèvement ne génère aucune douleur ni stress, contrairement à d’autres sources d’informations potentielles comme les prises de sang ou les pesées. La spectrométrie MIR est une analyse physique, basée sur l’interaction entre l’échantillon et la lumière. Elle ne génère donc aucun déchet chimique, ne détruit pas l’échantillon, est rapide, standardisée, peu couteuse et permet d’obtenir énormément d’informations sur la composition du lait.

L’objectif du projet interreg NWE HappyMoo, qui bénéficie également d’un soutien de la Wallonie, et dont Elevéo est chef de file, vise à quantifier le bien-être des vaches laitières via l’analyse spectrale du lait. En d’autres termes, il s’agit d’extraire davantage d’information de cette goutte de lait en lien avec le bien-être animal via la technique d’analyse du MIR.

Encore un bel exemple du savoir-faire wallon, basé sur un partenariat Eleveurs – Chercheurs, une particularité wallonne source de nombreuses innovations en élevage.














Source – cra.wallonie

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